Immobilier : qu’est-ce que l’apport personnel ?

Immobilier : qu’est-ce que l’apport personnel ?Célibataire ou à deux dans un projet d’achat immobilier, l’apport personnel est un atout pour séduire un banquier. Plus la participation en espèces est conséquente, meilleures seront les chances de décrocher un crédit avec un taux d’intérêt compétitif.

Il est aujourd’hui recommandé de disposer d’un montant d’apport personnel compris entre 10 et 20 % du prix du bien, plus les frais de notaire (4 % du prix dans le neuf et 8 % dans l’ancien). Il est par ailleurs conseiller de conserver un volant d’épargne de précaution pour faire face à un imprévu (la chaudière qui lâche, par exemple) et à aux charges à venir.

Qu’appelle-t-on apport personnel ?

L’apport personnel est la part de disponibilité dont l’emprunteur dispose et qu’il va utiliser pour son projet immobilier.

Il est constitué par les éléments suivants :

  • Livrets ;
  • Épargne acquise sur tous contrats bancaires (PEL, assurance-vie…) ;
  • Plan d’épargne d’entreprise (dont l’emprunteur peut bénéficier en net d’impôt compte tenu du motif du retrait) ;
  • Dons familiaux ;
  • Prêts familiaux (avec ou sans intérêts…) ;
  • Plus-value sur la revente d’un précédent logement ;
  • Argent disponible sur un compte courant.

Cet effort de thésaurisation est un bon point pour le futur propriétaire. Pour la banque, cela signifie qu’il est du genre fourmi. Selon elle, il sera capable de s’astreindre à rembourser chaque mois un petit bout du crédit. Résultat ? Face à un profil moins risqué, la banque lui fera bénéficier d’un taux meilleur marché.

Les « petits prêts », ça compte !

Souvent qualifiés de « petits prêts », le Prêt à Taux Zéro (PTZ), l’Épargne logement (plan ou compte), le 1 % Logement, le prêt relais, les crédits aux fonctionnaires et ceux délivrés par les caisses de retraite ou la Caisse d’allocations familiales (CAF) comptent aussi !

Malgré leurs montants plafonnés, ils sont précieux à double titre. D’abord, ils offrent des taux d’intérêt bonifiés. Ensuite, les banques les comptabilisent comme de l’apport personnel.

Comment se chiffre l’apport personnel ?

L’apport personnel figure toujours dans un dossier de demande de prêt. Il est exprimé en pourcentage du montant de l’opération immobilière.

Exemple : pour l’achat d’un appartement d’une valeur de 150 000 euros avec un apport personnel de 30 000 euros, l’apport personnel s’élèvera à 20 % (soit 30 000/150 000). Il sera alors possible de solliciterai un emprunt pour 80 % de la valeur du bien, soit 120 000 euros.

En théorie, cet apport varie de 1 % à 99 %. En pratique, il évolue plutôt entre 10 et 50 %. Un apport « minimum » (10 %) sert par exemple à régler les frais de notaire.

Un apport est considéré comme « significatif » à partir de 20 % (hors frais de notaire). D’ailleurs, si l’acquéreur annonce à son banquier qu’il dispose déjà 30 %, 40 % du montant de l’acquisition, ce dernier consentira à faire un geste sur le taux. Le rabais sur le taux peut être de 20 à 30 % par rapport à un dossier équivalent sans apport.

L’apport personnel est-il obligatoire ?

L’apport personnel n’est pas obligatoire pour obtenir un prêt, mais il est fortement conseillé. Il permet de faciliter l’obtention du crédit ou d’accéder à des conditions meilleures. Reste que ce critère d’appréciation n’est pas le seul pris en compte par les banques. Le niveau d’endettement, l’évolution des revenus, la capacité d’épargne sont regardés à la loupe à l’examen du dossier par la banque.

 

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