Immobilier : bien utiliser son épargne logement

Immobilier : bien utiliser son épargne logementVous envisagez un projet immobilier à moyen ou long terme ? Pensez à ouvrir un Plan épargne logement (PEL), cagnotte efficace comptée par les banques comme de l’apport personnel.

Le PEL est une épargne bloquée qui produit des intérêts et peut permettre d’obtenir un prêt immobilier à un taux privilégié. Garanti à l’ouverture du plan, le taux est fixe et valable toute la durée de vie du placement. Il en existe plusieurs générations qui affichent différents niveaux de rémunérations. Le PEL doit faire l’objet d’un contrat écrit passé entre une personne physique et un établissement de crédit ayant passé une convention avec l’État. À la 15e année, le PEL est automatiquement transformé en un livret d’épargne classique, avec un taux de rémunération fixé par la banque.

–> À noter qu’en cas d’octroi de PEL d’un montant minimum de 5000 euros, une prime d’État est versée en totalité si le PEL a au moins quatre ans ou réduite de moitié si le PEL a entre 3 et 4 ans : elle est égale à 2/5è des intérêts acquis dans la limite de 1525 euros si le prêt finance une opération de construction ou d’acquisition d’un logement « vert » ou dans la limite de 1000 euros pour toute autre opération.

–> A noter que ce placement est exonéré d’impôt sur le revenu, mais les intérêts générés sont soumis aux prélèvements sociaux de 15,5 %.

Comment le PEL fonctionne-t-il ?

D’une durée de vie minimum de quatre ans, le PEL est prorogeable chaque année jusqu’à son dixième anniversaire.

Le versement minimum à l’ouverture est de 225 euros. Ensuite, il faut alimenter le PEL au rythme de 45 euros par mois, ou 135 euros par trimestre, 270 euros par semestre, ou encore 540 euros par an. Le plafond autorisé est de 61 200 euros.

Au-delà de cette échéance, tout nouveau versement est interdit et la Prime d’État et les droits à prêts sont gelés. Néanmoins les sommes continuent de fructifier (à taux hors prime d’État).

–> À noter que les PEL ouverts dans les années 1997, 1998 et 2000 n’ont pas intérêt à les « casser » en raison des rémunérations garanties à des taux exceptionnellement élevés.

Un prêt strictement réglementé par l’État

Être titulaire d’un PEL ou d’un compte épargne logement (CEL) permet de bénéficier de façon quasi automatique d’un prêt immobilier à un taux fixe. Le montant de ce prêt, contrairement aux prêts libres, est strictement réglementé par l’État. Il dépend à la fois de l’épargne versée et de la durée de remboursement choisie.

Arrêté par les pouvoirs publics, le taux d’intérêt du PEL est identique dans toutes les banques. Fixe, il est garanti le jour de la souscription et ne peut en aucun cas être négocié. La durée de remboursement va de 2 à 15 ans et le montant emprunté est plafonné à 92 000 euros pour un PEL et à 23 000 euros pour un CEL.

Une demande de prêt dans l’année

La demande de prêt doit s’effectuer au maximum une année après le retrait des fonds du plan et du compte. Pour le PEL, la demande de prêt est possible dès la troisième année, mais la prime d’État sera réduite de moitié. Même après dix ans, l’accès au crédit est encore possible. Pour cela, il faut s’adresser à l’établissement dépositaire du compte ou du plan, ou auprès de la banque qui va accorder le prêt principal. Cette dernière peut accorder ce crédit dès lors qu’elle dispose des attestations des droits acquis du plan ou compte logé dans un autre établissement.

Pour acheter quoi ?

L’épargne logement finance l’achat de :

  • La résidence principale située en France, neuve, récente ou ancienne, avec ou sans travaux ;
  • La résidence secondaire neuve pour l’habiter ou la louer ;
  • Un investissement locatif neuf ou ancien non meublé ;
  • Un terrain à bâtir ;
  • Une place de parking ou un garage situés à proximité de la résidence principale ;
  • Les travaux d’extension,
  • L’amélioration ou l’agrandissement de la résidence principale.

Pensez aux transferts de droits à prêt !

Saviez-vous que vos droits à prêt (mais pas l’épargne accumulée) peuvent être majorés ? En effet, vous pouvez les cumuler avec ceux de vos proches, à condition qu’eux-mêmes soient titulaires de plan et de compte. Dans la liste des heureux élus autorisés à vous céder leurs droits à prêt, on compte : votre conjoint ; vos ascendants ; vos descendants ; vos oncles et tantes, vos frères et sœurs ou ceux de votre conjoint ; neveux et nièces, etc.

–> A noter qu’inversement, vous pouvez également céder à ces personnes vos droits à prêt. Ce transfert ne signifie pas donner son épargne ou les intérêts générés par le placement.

 

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photo credit: Happip. via photopin cc

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